La gestion de projets d’envergure au Maroc
Est un domaine en pleine effervescence en 2025-2026, porté par une vague massive d’investissements publics et privés dans les infrastructures, l’énergie, les transports et les préparatifs pour des événements majeurs (comme la Coupe du Monde 2030 co-organisée avec l’Espagne et le Portugal).
Le Maroc excelle dans la gestion de mégaprojets grâce à une combinaison de vision stratégique royale, de partenariats public-privé (PPP), d’ingénierie financière sophistiquée et d’adaptation progressive aux méthodes internationales.
Principaux grands projets en cours ou lancés en 2025-2026
Voici les chantiers les plus emblématiques qui mobilisent des compétences avancées en gestion de projet :
LGV Kénitra-Marrakech
Budget colossal, travaux à pleine vitesse en 2025-2026 (coordination ONCF-ONHYM pour sécuriser gazoducs, signalisation ETCS par CSEE/SITE/GCF). Objectif : relier Marrakech en ~2h30 depuis Casablanca d’ici fin décennie.
Réseau autoroutier et routier
70 milliards de dirhams prévus 2025-2027 (ADM), avec accélération en 2026.
Grands stades et infrastructures sportives
Grand Stade Hassan II (Casablanca), extensions et modernisations pour CAN 2025 (déjà passé) et surtout Coupe du Monde 2030.
Projets portuaires et logistiques
Modernisation ports de pêche, nouveau chantier naval grande capacité, terminal croisières, budget AMDL ~660 MDH en 2026.
Aéroports
Extension T3 Aéroport Mohammed V (Casablanca), croissance forte du trafic aérien liée au tourisme.
Transferts d’eau inter-bassins (Nord-Sud)
Mégaprojet hydraulique contre la sécheresse, redirection d’eau vers le sud.
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Méthodes et pratiques de gestion de projets d’envergure au Maroc
La gestion suit souvent un mix hybride adapté au contexte local :
Approche traditionnelle (Waterfall / Cadre logique)
Très utilisée pour les projets publics (infrastructures, ONCF, ADM, ONEE). Guide méthodologique du CNEA (Conseil National de l’Environnement et du Développement Durable) et outils comme le cadre logique (logframe) restent la norme pour les financements multilatéraux (BAD, Banque Mondiale, UE).
PPP (Partenariats Public-Privé)
Modèle dominant depuis la loi 46-18 (2014, renforcée). Exemples : TGV initial (Al Boraq), ports Tanger Med, autoroutes. Gestion via appels d’offres internationaux, structuration financière complexe (dette + equity + subventions).
Méthodes agiles et hybrides
Émergentes dans les projets tech/logistique/numériques, et de plus en plus intégrées dans le BTP (pilotage itératif, optimisation coûts avec MS Project, Primavera).
Outils et logiciels
MS Project (très répandu dans le BTP), Primavera P6 pour les mégaprojets, BIM (Building Information Modeling) pour la conception/contrôle, ERP pour le suivi financier.
Spécificités marocaines :
- Coordination multi-acteurs (ministères, agences comme ADM, ONCF, AMDL, CRI régionaux).
- Gestion des risques élevés (délais, foncier, météo/sécheresse, inflation matériaux).
- Focus sur l’impact social/environnemental (inclusion locale, emplois, compensation).
- Formation renforcée : Master “Engineering Large Infrastructure Projects” à l’EHTP, formations CIFpro, HRMCO, AJBTP sur pilotage/contrôle/coûts.
Acteurs clés et bonnes pratiques observées
Maîtres d’ouvrage
ONCF (rail)
ADM (autoroutes)
MAPM (hydraulique)
ONEE (énergie)
Ministères sectoriels
Entreprises
SGTM, VINCI Construction Grands Projets, Bouygues, chinois (CRCC pour rail), espagnols/portugais (pré-2030).
Bonnes pratiques
Anticipation (philosophie du CNEA), sécurisation foncière précoce, mobilisation rapide de financements (Fonds Mohammed VI pour l’Investissement), suivi rigoureux des jalons critiques.